J'ai beau chercher, j'ai beau essayer de comprendre, pourquoi, pourquoi est-ce que tu es parti, je n'y arrive pas, je ne vois pas, je ne comprends pas.
Tu détestais cet endroit, tu détestais cette vie, ici. Je le sais, je sais tout ça.
Tu as préféré partir, loin de tout ça, loin de nous, loin d'elle, loin de moi. Et je me sens coupable, coupable de ton départ. Je passe mon temps à me demander pourquoi, pourquoi est-ce que tout ça nous est arrivé, à nous, pourquoi est-ce qu'il a fallut que tout s'écroule, parte en fumée, et n'existe plus jamais, ni ici, ni dans aucune autre vie.
Tu n'es pas mort, non, mais parfois j'en ai l'impression. Je ne sais plus où tu existes, je sais que tu existes, mais loin, si loin.
Je passe mon temps à me dire que c'est de ma faute, alors que je sais, je sais très bien, parfaitement bien, que ce n'est pas à cause de moi.
Mais tu es parti, seul, presque seul, sans personne pour t'aider, personne qui puisse te rappeler que tu existes, et que tu en es capable, parce que je sais, j'en suis persuadée, convaincue, qu'un jour, un beau, un merveilleux jour, tu arriveras, tu y arriveras, tu reviendras, tu vas revenir, ici, près de moi, près de nous, bientôt.
Je garde l'espoir, l'immense espoir, qu'un jour nous serons tous à nouveaux réunis, pour le meilleur, puisque le pire est déjà arrivé.
J'ai besoin de toi. Elle a besoin de toi.
Reviens...