[*]

[*]


__#__ThinGs I'll nEver sAy__#__



# Posté le mercredi 30 avril 2008 17:16

oO [_] Oo

oO  Oo


[You don't remember my name
I don't really care
can we play the game your way?
can I really lose control?]

Je marche, seule, dans la nuit, regardant vers le ciel et ne prêtant pas attention à ce qui m'entoure. Je passe près d'un groupe de jeunes, assis sur le sol, discutant. Je me demande ce qu'ils font là à cette heure là. Mais ça m'est égal. C'est leur problème s'ils s'exposent au danger. Je ne suis pas une menace pour eux. Bien que leur odeur excite mon goût pour le sang, j'ai appris depuis bien longtemps à me contrôler. L'immortalité a ça de bien qu'elle laisse le temps nécessaire pour apprendre chaque leçon. Les jeunes me dévisagent. J'essaye de faire abstraction. J'ai beau avoir 219 ans, mon apparence restera celle d'une fille de 18 ans. Je ne m'en plains pas. Les gens me regardent toujours d'une drôle de façon quand je passe près d'eux. Comme s'ils savaient que si je perdais mon sang froid (une expression toute faite qui résume parfaitement la situation, n'est-ce pas?), je pourrais leur sauter au cou et les vider complètement, jusqu'à ce qu'ils meurent. Mais je n'ai plus tué un membre de cette race depuis près de 215 ans. Ma dernière victime humaine remonte à mes 4 ans (d'âge vampirique ça va de soi). Je m'en souviens, comme si c'était hier. C'était une jeune fille, elle devait avoir 16 ans, à peine. Riche. Ses cheveux d'or lui descendaient si bas que je m'étais demandé comme elle faisait pour arriver à ne pas marcher dessus. Je l'avais observée un long moment, lors d'une réception de riches à laquelle ma famille et moi avions été conviés. Je m'étais décidée à m'approcher d'elle. Pourtant, je savais qu'il m'était interdit de tuer un humain. Je m'étais déjà fait sévèrement réprimandée pour ça. Mais le désir de sentir son sang chaud couler dans ma gorge avait pris possession de moi. Je lui ai parlé de choses et d'autres, je ne saurais dire quoi maintenant, ce n'était pas bien important. Et puis, j'ai commencé à jouer avec ce don que nous, vampires, possédons tous. La séduction, le charme. Je n'avais, à cette époque, jamais utilisé ce don sur une femme. Ni même sur une fille. Mais sa peau m'avait l'air tellement tendre et sucrée que je ne pouvais refouler cette envie d'y planter mes crocs de jeune vampire. Et puis, sans que je ne m'y attende, et, j'imagine, à son plus grand regret, elle me pris par la main et m'entraîna hors de la salle de réception, me fit parcourir quelques longs couloirs, pour arriver enfin dans une petite pièce sombre dont je n'ai toujours pas saisis l'utilité. Quand j'y repense, je ne regrette pas d'être restée ce soir là, avec elle. Parce que cela m'aura laissé un dernier souvenir de ce goût du sang humain si délicieux que je n'ose plus en goûter d'autres, tant j'ai peur d'oublier celui de cette jeune fille, qui s'était mis à m'embrasser comme une folle et que je laissais faire, hypocrite sur son sort qui allait être tragique. En passant ma main sous sa robe blanche d'enfant innocente, je commençais à glisser, doucement, ma bouche vers son cou délicat. Et, en un bref instant qu'elle ne pu saisir, je perçait la peau de mes dents pointues, dévorant sensuellement le sang qui en coulait, jusqu'à ce qu'elle meure dans mes bras. Je le laissais giser sur le sol, sans vie, tandis que j'essuyais délicatement les quelques gouttes de sang qui perlaient encore sur mes lèvres. Puis, je retournais innocente dans la salle de réception. Seulement, je ne savais pas que mon père, lui aussi vampire, m'avait vue en sortir avec cette jeune innocente, et y revenir seule, les yeux brillant du crime délicieux que je venais de commettre. C'est pourquoi il nous pressa tant en sortant de cette réception, et que nous fûmes vite rentrés dans notre manoir. A peine j'eu franchi la porte qu'il se retourna vers moi dans une rage folle et qu'il me gifla d'une force incroyable.
- Lilly Rose! hurla-t-il. C'est la dernière fois, tu m'entends?! La dernière fois que tu tues un humain! Tu as presque atteint l'âge limite! Tu sais très bien que tu n'as plus le droit, à partir de tes cinq ans, de tuer un humain pour te nourrir! Sans quoi tu seras bannie de notre famille et seras condamnée à errer seule dans ton immortalité!
- Il n'y a pas que votre famille. Vous savez très bien qu'il y a d'autres clans qui eux se nourrissent d'humains!
- C'est leur choix! Nous, nous ne les tuons pas, c'est ainsi! Et si tu n'es pas capable de comprendre ça, tu es indigne de rester parmis les notres! Maintenant, monte dans ta chambre! J'espère que tes petites folies de ce soir ne s'ébruiteront pas.
Ce soir là, j'avais décidé de ne plus jamais goûter un autre sang humain que celui de cette fille. Mais la promesse que je m'étais fait à moi-même n'avait malheureusement pas suffit à taire cette affaire. Le village dans lequel nous habitions était en alerte. Ils commençaient à se douter de quelque chose. C'est pourquoi, deux ou trois nuits plus tard, nous avons du emmener notre fortune considérable et quitter ce manoir pour un tout autre endroit. Endroit dans lequel nous vivons toujours. Ma famille est immense. Les fondateurs font partie des premiers, des plus vieux, des anciens vampires. Et de générations en générations, la famille s'agrandit. D'autres familles comme nous ne se nourrissent pas de sang humain et se contentent d'animaux. Mais quelques familles tout aussi immenses ont fait le choix de s'en prendre à cette race inférieure dont le sang est pourtant si délectable. Cela sont nos ennemis. Et comme vous l'avez compris, si un membre de notre famille s'avisait de tuer un humain au delà de ses cinq ans de vampirisme, il serait banni. Ce n'est évident d'être immortel, croyez-moi. Bien sûr, vous avez la vie pour faire ce qu'il vous plaira de faire, vous amassez une fortune considérable. Mais l'immortalité est aussi synonyme de solitude. Enfin, c'est ce que je croyais, jusqu'à ce que je rencontre tous ceux grâce à qui ma vie d'immortelle a changé. Leur vie aussi...a beaucoup changé.

Encore un de ces nombreux matins où je rentrais au petit jour après avoir chassé quelques animaux dans le seul but de me nourrir. La lumière du soleil commençait à faire ressortir ma peau couleur craie. Le fait que nous craignons la lumière est faux, ce sont des histoires que l'on invente pour que les enfants se sentent au moins en sécurité le jour. Mais dans le fond, ils ont autant de risque. Bien que nous chassions beaucoup de nuit, l'ombre permettant de nous dissimuler.
Ce matin là serait un de trop. Ma famille, surtout mon père, en avait assez de me voir rentrer si tard. Il n'aimait pas que je rentre quand le soleil avait déjà commencé sa montée dans le ciel. Et, alors que je rentrais tranquillement, presque rassasiée de ma nuit de chasse solitaire, il vint me voir, cet air furieux qu'il prenait souvent à mon égard.
- Je croyais t'avoir dit de rentrer avant que le jour se lève Lilly Rose.
- Je suis navrée, père, mais je n'ai pas vu le temps passer. Puis-je aller dormir maintenant?
- Non, je n'en n'ai pas fini avec toi.
- Vous savez que me punir ne résoudra rien père!
- La punition que je veux t'infliger est différente de d'habitude.
- C'est-à-dire? demandai-je inquiète
- Pour t'apprendre la notion du respect des horaires fixés, voire même le respect d'autrui, j'ai décidé de t'inscrire dans un lycée loin d'ici et tu seras logée en internat.
- Mais...pour chasser??
- Ne discute pas! Tu te débrouilleras seule désormais! Tes écarts nous ont plusieurs fois conduits à des situations difficiles, tu le sais! Alors tu vas m'obéir maintenant! Prépares tes affaires, nous partons bientôt. Tu ne reviendras au manoir que pour les vacances.
Je savais que mon père était très sérieux, c'est pourquoi je m'étais résolue à lui obéir. Après tout, je serais loin de lui et de ses méthodes rudes que mon caractère refusait souvent d'endurer. D'un pas pressé, je montais dans ma chambre et sortit quelques valises du placard, dans lesquelles je fourra n'importe comment les trois quarts de ma garde robe (le dernier quart étant des vêtements dépassés de mode). A peine vingt minutes plus tard, la voiture démarrait, m'emmenant loin d'ici, dans ma toute nouvelle vie d'indépendance.
Je regardais le paysage défiler à une vitesse incroyable pendant deux ou trois heures, jusqu'à ce que la voiture s'arrête devant un immense bâtiment blanc qui m'éblouit tellement que je dus plisser les yeux pour le regarder un peu mieux. Mon père sortit de la voiture, je l'imitai, il vida le coffre de mes valises et remonta dans le véhicule, sans même un regard, démarra et me laissa seule ici, plantée devant cette immense chose, avec à mes pieds mes quatre ou cinq valises mal rangées. Ma nouvelle vie commençait, je le savais. Mais en revanche, ce que j'ignorais, c'était comment elle allait commencer. Si au moins il m'avait laissé un plan, un mot, quelque chose...! Il avait préféré que je me débrouille seule dès le début, c'est ce que je m'étais dit. Et, quand j'y repense, s'il m'avait accompagnée ce jour là, tout ce qui arrivé par la suite n'aurait probablement jamais eu lieu.
Je ramassais mes valises posées sur le sol du mieux que je pu et montais unes à unes les marches bordant le bâtiment. C'était désert. Personne. Aucun humain pour me regarder comme souvent ces êtres me regardaient. J'entrais alors dans ce que je pu supposer être le hall d'entrée. Je fus assez soulagée de voir qu'il y avait plus de monde qu'à l'extérieur et me dirigeais vers un petit groupe de jeunes qui discutaient dans un coin, près d'un gigantesque escalier. Ils se retournèrent vers moi et me regardèrent l'air inquiet. Je restais plantée là devant eux pendant un long moment, sans qu'aucun d'eux ne semble oser prendre la parole. Je fini par m'impatienter quelque peu devant la lenteur de ces cinq jeunes humain impressionnés.
- Je viens d'arriver. leur dis-je. Ou dois-je m'adresser?
Ils s'échangèrent de bref coups d'oeil puis l'un d'eux me montra du doigt une espèce de petite pièce dont on voyait l'intérieur grâce aux fenêtres qui donnaient sur le hall. Je les remerciais rapidement d'un signe de tête et m'en allais vers ce qui semblait être un bureau. Je frappais alors à la porte déjà ouverte en entrais sans attendre de réponse. La jeune fille assise derrière l'un des bureaux me regardait fixement. Il y eut de nouveau le long silence qu'il y avait bien souvent lorsque je m'approchais des humains. Sortit de la pièce voisine, une petite dame, aux cheveux gris, l'air sévère, qui me regarda de haut en bas.
- Oui, c'est pour quoi? me fit-elle
- Je suis nouvelle ici je crois.
- Vous êtes Lilly Rose?
- C'est ça. répondis-je avec un sourire effrayant qui du déstabiliser la petite dame
Cette dernière passa derrière un bureau et sembla chercher quelques papiers. Après un moment, elle s'approcha de moi et me remis plusieurs feuilles. Je la gratifiais d'un signe de la tête et sortais du bureau, concentrée dans ce que j'avais dans la main. Je ne comprenais absolument rien de ce qu'il était écris la dessus et du mettre une bonne dizaine de minute avant de réussir à tout éclaircir dans ma tête de bi-centenaire. J'avais ce que les mortels appelaient "emploi du temps" grâce auquel j'appris que j'avais été placée en "Terminale LA" et que mon premier cours, commencé depuis déjà un quart d'heure, avait lieu en salle 208, avec un certain Mr Grant qui n'était autre qu'un professeur de français. Je m'empressais de demander au premier mortel que je croisais de m'indiquer où se trouvait la salle 208 et me dépêchais ensuite d'y aller. J'arrivai devant la porte et frappai avant de l'ouvrir, pour découvrir une salle remplie d'humains. A peine je fus entrée que leur odeur délicieuse me donna l'envie furieuse de tous les vider uns à uns. Mais je me retins, me concentrant sur la promesse que je m'étais faites plus de deux siècles auparavant. J'expliquais rapidement au professeur que j'étais nouvelle et celui-ci de demanda de me présenter brièvement devant ce qu'il appelait "la classe". C'est en faisant face à ces élèves que je m'aperçus qu'ils me regardaient tous comme on m'avait regardée jusque là : impressionnés.
- Je m'appelle Lilly Rose. commençais-je sans aucune gêne, ayant toujours été très à l'aise en public. J'ai de...dix-huit ans et je suis originaire d'Irlande.
- Très bien Mlle. Asseyez-vous donc à côté d'Edward.
Je cherchais du regard qui pouvait bien être ledit Edward. Je le compris très vite en voyant un beau jeune homme me faire un signe de main dans le fond de la salle. Je m'avançais dans l'allée, sentant toujours les regards rivés vers moi, et m'asseyais calmement à côté du garçon. Un petit moment passa, le professeur avait recommencé le cours que j'avais interrompu. Le jeune homme me regarda avec un sourire charmeur, tel que je les faisais si bien. Il n'avait pas l'odeur humaine qui réveillait mon instinct de tueuse.
- Moi c'est Edward. me fit-il, plutôt pour engager la conversation que pour me renseigner.
- Je sais. répondis-je. Mr Grant m'en a déjà informée tout à l'heure.
- J'ai dix-neuf ans.
- Bien.
- Si tu veux, je pourrais t'aider à t'intégrer un peu dans le lycée?
- Non merci. Je n'ai besoin de personne. Je n'ai jamais eu besoin de qui que ce soit, je ne vois pas pourquoi ça commencerait maintenant.
Je le regardai droit dans les yeux, et je cru y voir passer un éclair de suspicion et de doute.
- Très bien. lâcha-t-il. Comme tu voudras. Mais si tu as besoin d'aide, sache que tu peux t'adresser à moi.

Je frappai à la porte de la chambre que l'on m'avait indiquée et attendis, cette fois, qu'on m'ouvrit. La porte s'ouvrit alors sur une jeune fille aux longs cheveux noirs qui me regarda de haut en bas.
- Je suis Lilly Rose. lui dis-je. On m'a dit que je devais être dans cette chambre.
- Ah oui, c'est vrai. Entre.
Je ramassais mes valises à mes pieds et m'exécutais. La jeune fille me montra un lit et j'y posais mes affaires. Je me retournais ensuite vers elle et vit qu'elle était entourée de deux autres jeunes filles. L'une avait des cheveux châtains, assez clairs, et l'autre de beaux cheveux bruns, mi-longs, en bataille.
- Moi c'est Maddy. fit la première.
- Lena. lâcha ensuite la châtain
- Andy. termina la brune
- Comme je l'ai dis à votre amie il y a quelques instants, mon nom est Lilly Rose.
- Pourquoi arrive-tu en cours d'année, Lilly Rose? me demanda alors la dénommée Lena
- J'ai mes raisons.
- Tu as quel âge? me questionna Maddy
- J'ai dix-huit ans. L'interrogatoire est terminé où vous avez encore des questions à me poser?
- J'ai une question. lança Andy. Es-tu toujours aussi désagréable?
Je fus choquée de son honnêteté. J'avais remarqué déjà quelques détails suspects au sujet de ces trois jeunes filles. Elles semblaient très proches, elles n'avaient pas l'air impressionné que prenaient les mortels à mon égard, et elles n'avaient pas l'odeur humaine que j'aimais tant. Elles n'avaient pas peur de moi, elles ne paraissaient pas inquiètes par ma présence, et me regardaient droit dans les yeux.
- Peu importe ce que vous pensez déjà de moi. De toute manière, vous ne risquerez pas de me voir souvent dans les parages. Et puis, ça m'est égal qu'on soit amies. Je n'ai besoin de personne.
- Tu ne risques pas de te faire beaucoup d'amis si tu réagis comme ça dès qu'on te parle. fit alors Maddy
- Vous êtes sourdes ou vous le faites exprès? Je n'ai besoin de personne. Ce qui veut dire que je n'ai pas besoin d'amis. C'est tellement primaire comme sentiment. Regardez-moi. Vous croyez vraiment que j'ai envie de m'encombrer de ce genre de chose?
Elles s'échangèrent un regard désespéré puis recentrèrent leur attention sur ma personne.
- Ta vie doit être sacrément vide. déclara alors Lena
Ma seule réponse fut un petit rire insolent. Je sentais déjà qu'elles allaient avoir beaucoup de mal à supporter ma présence. Mais j'avais horreur qu'on me pose des questions inutiles et je n'aimais pas particulièrement la race humaine. Ces trois jeunes filles s'étaient montré trop curieuses sur ma personne et cela m'avait quelque peu agacée. Je n'avais pas pu m'empêcher de mettre les choses au clair, de leur faire comprendre qu'il ne fallait surtout pas qu'elles attendent quelque chose de particulier venant de moi.

Vous vous dites probablement que je suis une insupportable égocentrique, très peu modeste avec tout ça. Je vous rassure, c'est normal, puisque de toute évidence, c'est la pure vérité. Je ne suis pas ce qu'on pourrait qualifier de généreuse, je ne pense jamais aux autres avant moi-même, je ne suis en aucun cas un modèle de vertu, je ne respecte que mes propres règles, ne fais tout qu'en fonction de mes besoins sans me soucier de ceux des autres, et je sais pertinemment que plus des trois quarts des gens qui me connaissent, ne serait-ce qu'un peu, me détestent, jusqu'à en souhaiter ma mort. J'ai un don pour toucher le point sensible des gens, par conséquent je peux les faire terriblement souffrir. Avec ces révélations, j'espère que vous ne ferez pas de généralités sur ma race. Tous les vampires ne sont pas comme moi. Encore heureux sinon vous seriez déjà morts. Je ne me retiens de sauter sur un humain que pour respecter le principe de ma famille. C'est bien le seul principe que je respecte, au cas où vous ne l'auriez pas saisi. Enfin, dans la langage courant, je suis une vraie peste, une pourriture, une plaie suintante de tout ce que vous haïssez, méprisez, détestez, abhorez. A l'intérieur. Je dois vous avouer, sans modestie, même bien au contraire, que tout ce que je viens de vous décrire est parfaitement caché par un physique que la quasi-totalité des gens trouvent ahurissant, fascinant, autrement dit, de rêve. J'imagine que cela vous paraît très direct. Mais je ne suis pas du genre à cacher les choses longtemps, je suis directe, et je vous l'ai dit, je ne suis en rien modeste. D'un côté, je ne suis pas coupable si tout le monde me regarde avec tant de fascination dans les yeux dès que je passe. J'aime qu'on me dévisage, voire qu'on ait peur de moi. C'est tellement agréable de se sentir puissant, d'avoir cette sensation de contrôle. Et j'ai le privilège de pouvoir y goûter, je dirai même de pouvoir le dévorer, car c'est sans retenue que j'en profite, comme de tout ce qui m'entoure. Bien que je ne tue aucun être humain, j'en abuse bien largement. Je peux avoir qui je veux, et jusque là, personne n'a jamais refusé d'entrer dans mon lit. Mais de combien de jeunes filles innocentes ai-je souillé l'honneur? De combien de jeunes garçons passionés ai-je brisé le coeur? Je m'en moque éperduement. Je suis heureuse une nuit, ils sont malheureux le restant de leur misérable vie. Vous ne me détestez pas encore? Patience, ça va venir.

[Just once in my life
I think it'd be nice
just to lose control- just once
with all the pretty flowers in the dust]




# Posté le mercredi 30 avril 2008 14:16

] Andr0maque [

] Andr0maque [



__Ah! Ne puis-je savoir si j'aime ou si je haie!__




# Posté le mardi 29 avril 2008 17:57

[White Lands of Empathica]

[White Lands of Empathica]
[The end. The songwriter's dead. The blade fell upon him.
Taking him to the white land of empathica of innocence]

Irlande, 1408
La nuit. La neige recouvre tout d'une épaisse couche blanche qui ressort dans le noir de cette nuit froide d'hiver. Le vent fait craquer avec fureur les branches noires et dégarnies des arbres qui ont des allures effrayantes. Une jeune fille, pas plus de quinze ans, court, obligée de lever sa longue robe déchirée sur le bas, pour ne pas s'y prendre les pieds. Elle pénètre dans une modeste demeure, de laquelle des cris déchirants sortent depuis un moment. Elle se précipite dans la petite pièce, paniquée, à bout de souffle. L'enfant est presque là. La femme allongée sur le lit pousse des cris de douleur, tandis qu'une autre jeune femme à côté d'elle tente de l'assister du mieux qu'elle peut.
- Madame! s'écrie la jeune fille. Il faut partir! Ils arrivent! Ils vous tueront, avec le bébé, si vous ne partez pas!
Quelques derniers cris de douleur accompagnent l'effort presque surhumain de cette femme aux longs cheveux roux, les yeux gonflés de fatigue et d'épuisement. Le travail est terminé. Son assistante s'active et fini par envelopper le nouveau né propre dans un drap blanc.
- Madame! s'inquiète la jeune fille.
- Il faut que vous partiez. fait la mère à bout de souffle. Prenez l'enfant.
- Mais madame...
- Fuyez vous dis-je...! Prenez soin de...ma fille...
Les deux jeunes se regardent rapidement et finissent par hocher la tête, retenant au passage quelques larmes. Elles confient l'enfant à sa mère l'espace de quelques instants, juste le temps pour cette dernière d'accrocher un petit médaillon d'argent autours du cou de sa fille. Elles se dépêchent de prendre quelques affaires et de sortir avec l'enfant, disparaissant dans la nuit noire, dans cette épaisse brume.
La porte s'ouvre soudain dans un grand fracas. La femme, seule, se redresse tant bien que mal, et tente de se lever. Un homme arrive rapidement, lui agrippe les cheveux et la balance contre le mur. Elle laisse échapper quelques gémissements de douleur.
- Sorcière! hurle l'un des hommes. Où es ton enfant?!
- Je...je ne vois pas...
Elle n'a pas le temps de dire mot que déjà un autre homme la frappe au visage. Elle s'écroule de nouveau sur le sol après s'être relevé difficilement.
- Tu sais très bien de quoi nous parlons! Démon!
Un des hommes lui tire le bras. Elle pousse un hurlement atroce, réunissant ses dernière forces.
- Arrêtez...fait-elle faiblement, au comble du désespoir. Je vous en supplie...
- Pourquoi aurions-nous de la pitié envers celle qui pactise avec le Diable?!
- Je...
- L'enfant! Où est-il?? C'est ta dernière chance.
Elle est à bout de force. Elle ne répondra pas. Elle préfère mourir. L'homme la tire vers lui en serrant sa poigne de fer autour du bras menu de la jeune femme.
- Très bien. Puisque tu refuses de nous dire où est l'enfant...
Il la jette sur le lit avec rage. Paniquée, elle se recule d'un mouvement vif. Les hommes s'alignent alors devant le lit et commencent à prononcer quelques mots dans une langue qui ne lui est pas inconnue. Elle comprend rapidement leur but et se à pousser des hurlements effroyables. Puis, un long silence. Le plus puissant d'entre eux s'avance vers elle.
- Ta famille est désormais maudite, McCry. Condamnée de générations en générations. Dès que l'une de tes descendantes donnera naissance, elle mourra dans d'atroces souffrances, le jour qui suivra.
La jeune femme s'effondre sur son lit en hurlant. Ils partent, la laissant enfin seule à son agonie.
Le reste de la nuit est calme. Plus calme que jamais. Le silence, atrocement bruyant. Le jour se lève doucement et l'on pénètre tout à coup de force chez la jeune femme, allongée, faible, dans son lit. On la tire par le bras, ne lui laissant pas le temps de réaliser quoique ce soit. On la fait sortir de chez elle. Et on l'amène jusqu'à la place publique du village où trône un immense bûcher. Lorsqu'elle comprend, elle commence à se débattre. Elle ne peut pas hurler. Et ses coups ressemblent à des caresses pour les hommes qui la tiennent si fermement. Ils l'attachent au bûcher et y mettent bientôt le feu. Quand les flammes commencent à l'atteindre, elle regarde vers le ciel, ne pouvant toujours pas crier. Sa douleur est horrible. Et sa mort lente.
- L'Enfer t'a engendré, McCry. hurle soudain l'un des hommes qui l'a arrêtée. Ses flammes vont te reprendre!
Il s'attend sûrement à ce que le peuple pousse des cris de joie. Mais au lieu de ça, il la regarde mourir, silencieusement...

[They steal my son, your own
Oh when did you become so cold?
The blade will keep on descending
All you need is to feel my love
Search for beauty, find your shore,
Try to save the love, bleed no more,
You have such oceans within
In the end I will always love you.]

# Posté le lundi 28 avril 2008 13:31

[__]




___Vous avez fait de moi un monde que je ne connais pas___





# Posté le samedi 26 avril 2008 13:24